L’IA ou l’Art de rester Humain : Trouver son ancrage en 2026

Le monde s’emballe, restons ancrés

L’année 2025 a été un tourbillon. Et ce début 2026 ne semble pas vouloir ralentir la cadence — au contraire, ça devient même un peu fouillis. Pourtant, si vous tendez l’oreille, le bruit change. On ne cherche plus seulement la « meilleure » IA. On cherche comment vivre avec elle sans s’y noyer.

Parce que oui, l’IA c’est une grosse machine qui nous dépasse. Des gens qu’on peut compter sur les doigts d’une main ont beaucoup trop de pouvoir. Sam Altman, Zuckerberg, Bezos… Ce qui fait peur, ce n’est pas l’outil, c’est ce qu’on en fait. Comme les réseaux sociaux, comme le téléphone : tout dépend de l’usage.

Alors arrêtons de diaboliser l’IA. Et arrêtons aussi de la glorifier. Trouvons l’équilibre.

La règle du 80/20 : garder la main sur l’âme

Aujourd’hui, j’utilise l’IA en dernier recours. C’est-à-dire en dernière étape. J’écris, j’écris, j’écris — 10, 20, 30 pages de contenu. Puis je soumets ce que j’ai créé pour qu’elle m’aide à synthétiser, à améliorer, à structurer.

Ma règle est simple : 80 % à 90 % du contenu doit venir de moi. De mes tripes, de mes mots, de mon vécu. L’IA s’occupe de la logistique — résumer un podcast de 45 minutes, créer des flashcards pour apprendre, générer un descriptif à partir de mon contenu.

Je ne lui demande pas d’écrire un article sur un sujet à ma place. Je lui donne mon article et je lui demande ce qui manque. Nuance.

Parce que si je commence à déléguer la création elle-même, qu’est-ce qui reste de moi ? Est-ce que je me sens plus légitime ? Plus compétente ? Est-ce que je comprends vraiment ce qu’elle me propose ? Ces questions, posez-les-vous. Sérieusement.

Gemini, le vilain petit canard devenu cygne

Il y a un an, Gemini avait très mauvaise réputation. Tout le monde pensait que ça n’allait jamais prendre. Aujourd’hui, en février 2026, c’est devenu l’outil le plus généreux et accessible du marché.

Gratuitement, vous avez accès à beaucoup plus qu’avec ChatGPT ou Claude. C’est le meilleur rapport qualité-prix. Point.

Pendant ce temps, ChatGPT perd pied. Ils ont changé leur modèle économique, leur système d’abonnement. Et bientôt ? Le sponsoring. Les publicités. Si vos résultats sont biaisés parce que quelqu’un a payé pour apparaître en priorité, aurez-vous encore envie de l’utiliser ?

Pour moi, Gemini et Perplexity sont mes deux outils principaux aujourd’hui. Mais attention : un outil, ça reste une coquille vide. Une machine articulée par des algorithmes. Pas une conscience. Pas une âme.

L’IA pour apprendre, pas pour remplacer

Ce qui a vraiment changé ma vie avec l’IA, c’est l’apprentissage. Je prends des éléments que j’ai trouvés moi-même — podcasts, vidéos YouTube, articles — et je les donne à NotebookLM ou à Gemini pour synthétiser, créer des flashcards, des questions-réponses.

L’IA m’aide à évoluer. À approfondir une expertise. À réviser.

Mais encore faut-il savoir l’utiliser. Parce que si vous vous retrouvez avec 10 pages de résultats exportées sur Google Docs sans savoir quoi en faire, l’IA n’est plus censée vous faciliter la vie. Elle vous la complique.

Formation ou accompagnement ? La vraie question

Suivre une formation sur l’IA aujourd’hui, est-ce pertinent ? Oui. Mais pas n’importe laquelle.

Le problème des formations actuelles, c’est qu’elles sont trop techniques et pas assez dans la pratique. Elles ne posent pas les bonnes questions :

  • Quelle IA est vraiment pertinente pour vous ?
  • Est-ce que ça vaut le coup de payer une version premium ?
  • Est-ce que vous vous sentez bien après l’avoir utilisée ?

C’est pour ça que je propose des accompagnements. Parce qu’au final, il y a 1000 façons d’utiliser l’IA. Ce qui compte, c’est trouver votre équilibre. Apporter de l’humain dans ce monde de machines.

Revenir au corps, sortir de la tête

On est dans un monde digital où on est trop dans la tête. Le nombre de personnes qui me parlent de migraines… ça augmente. Et je ne suis pas médecin, mais je sais une chose : quand on passe trop de temps sur les écrans, sur l’IA, sur les réseaux sociaux, notre corps nous le fait comprendre.

Ces deux heures que l’IA me fait gagner en synthétisant mes podcasts ? Je ne les passe pas sur Instagram. Je les passe à broder, à apprendre le dessin, à faire de la linogravure. Je me détends. Vraiment.

Parce que non, aller sur les réseaux sociaux ne va pas vous remplir de joie.
Faire du sport, du yoga, de la méditation — ça, c’est se détendre. Pas scroller pendant une heure.

La réalité, elle est dehors. Pas sur vos écrans.

Mon conseil pour 2026

Oui, l’IA est passionnante. Oui, il y a plein de choses qui se passent. Oui, se former c’est bien.

Mais ne vous perdez pas dedans.

Restez dans votre corps, pas dans votre tête. Délimitez votre temps sur l’IA. Fixez-vous un objectif clair avant de l’utiliser. Sinon, vous allez tourner en rond et vous retrouver avec un trou noir d’informations.

Être productif, ça ne veut pas dire l’utiliser pendant 10 heures. Être productif, c’est l’utiliser au bon moment, la bonne durée, et puis passer à autre chose.

Utilisons les machines pour redevenir pleinement humains.


Si vous avez besoin d’aide pour trouver votre équilibre avec l’IA, je propose des accompagnements individuels. Rendez-vous sur camillehavis.com pour en savoir plus.


En savoir plus sur Comment cultiver son potentiel humain et créatif à l'ère de l'IA

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