Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que mon cerveau ne s’arrête jamais vraiment. Pédagogie, méthodologie, soft skills, anglais, intelligence artificielle… j’adore jongler avec les idées. Mais derrière la formatrice et la sophrologue, il y a une réalité que j’ai longtemps mise sous silence : je suis hypersensible.
En 2026, j’ai décidé de parler autrement. Plus vrai. Plus brut. Moins poli. Cet article, c’est ce que j’aurais aimé écrire il y a dix ans.
Comprendre la machine
Dr Elaine Aron a posé les bases de ce que vivent les personnes hautement sensibles (HSP). L’amygdale cérébrale — ce centre de traitement émotionnel — est simplement beaucoup plus réceptive chez nous que chez la moyenne des gens. Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est une configuration neurologique.
Concrètement, ça ressemble à ça : la lumière trop vive m’agresse. Un bruit de fond me fatigue en quelques minutes. Je sens immédiatement l’énergie d’une pièce, les tensions invisibles entre les gens, l’atmosphère avant même qu’un mot soit prononcé. Mes joies sont explosives. Mes tristesses, tout autant. Rien n’arrive à demi-teinte.
Pendant longtemps, j’ai interprété ça comme une faiblesse. Aujourd’hui, je sais que c’est mon radar le plus précis.
Le combo INFP & Manifesteur : un cocktail qui ne ment pas
Les tests de personnalité ne font pas de moi une meilleure personne. Mais ils m’ont aidée à arrêter de me battre contre ma propre nature.
Je suis INFP (MBTI) — ce qui signifie, entre autres, que ma vie intérieure est aussi riche et agitée qu’un roman de Virginia Woolf. Mon imagination est un atout immense dans mon travail créatif. C’est aussi ce qui peut me faire déraper vers des pensées sombres si je ne prends pas soin de l’espace mental dans lequel je vis.
Je suis aussi Manifesteur (Human Design) — et ça, ça a vraiment tout changé pour moi. Un Manifesteur n’est pas fait pour produire en continu. Il initie, il lance, puis il se repose. Son corps exige ce cycle. Le mien, en tout cas, ne me laisse aucune ambiguïté là-dessus : trop d’activité sans récupération, et c’est la chute. Fatigue intense, sensibilité au sucre, à l’alcool, hyperstimulation généralisée. Mon corps est honnête. Il me dit la vérité avant que mon mental accepte de l’entendre.
La grotte et le retour au manuel
On me voit souvent comme quelqu’un de sociable — et c’est vrai, j’aime profondément les gens. Mais ce que peu voient, c’est le besoin de silence qui suit chaque interaction intense. Ma « grotte », c’est mon espace de décompression. Je coupe les réseaux. Je coupe les informations. Je laisse le bruit du monde s’éteindre.
Pour une personne hautement sensible, poser des limites n’est pas une option. C’est une hygiène de vie. Et la déconnexion en fait partie.
L’autre remède, c’est le travail manuel. Quand je passe trop d’heures devant des écrans — pour mes accompagnements, mes formations, mes créations — je sature. J’ai besoin de toucher la matière. L’art, le Reiki, la sophrologie, la nature. Ce retour au corps, c’est mon ancrage. Sans ça, je flotte — et pas dans le bon sens du terme.
Être un bon parent pour soi-même
Pendant longtemps, j’ai cru que prendre soin de ma famille signifiait m’oublier. Me sacrifier. Tenir à tout prix. J’ai appris — à mes dépens — que cette croyance mène droit à l’épuisement, parfois à la dépression.
Penser à soi n’est pas égoïste. C’est la condition de tout le reste.
Aujourd’hui, j’essaie d’être pour moi-même ce qu’un bon parent serait pour un enfant sensible : attentive, douce, sans jugement. Je m’écoute. Je me mets en retrait quand c’est nécessaire. Je m’autorise à ressentir sans chercher à corriger.
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de l’intelligence émotionnelle.
Pour aller plus loin, j’ai consacré un épisode entier à ce sujet dans le podcast Remède. C’est plus intime, plus détaillé, et je vous y parle de choses que je n’avais jamais dites à haute voix.
Image générée sur Gemini (IA)
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