⚠️ Vous ne savez pas utiliser Chat GPT

Quand j’entends les opinions autour de l’IA, j’entends beaucoup de critiques négatives parce qu’ils ont vu des personnes cliquer sur un simple bouton pour déléguer entièrement leur travail à la machine. Et honnêtement ? Je comprends leur inquiétude.

Je préférerais passer trois heures sur un sujet intriguant, apprendre et creuser pour créer quelque chose de nouveau, plutôt que de cliquer sur un bouton avec un prompt basique pour obtenir une version générique de ce que je veux accomplir. Quand j’écris un article, je dois m’assurer que je reste l’auteur de mon contenu tout en intégrant l’IA dans mon processus créatif. C’est, pour moi, absolument essentiel.

Les recherches confirment ce que nous observons

Les études montrent que sans supervision humaine, l’IA génère « du contenu hors marque, non conforme, ou même trompeur », tandis qu’une « forte collaboration humain-IA signifie que le contenu n’est pas seulement rapide et efficace, mais aussi précis, éthique et impactant ». La recherche a révélé que les outils d’écriture IA « produisent généralement du contenu fade, générique qui manque de profondeur et de créativité », et il y a des preuves que « la sur-dépendance à l’IA a mené à des chemins de plus en plus erronés ».

Un professeur de Stanford a récemment observé que la plupart des gens utilisent l’IA générative de la mauvaise façon, particulièrement en ce qui concerne la créativité. Les chiffres le confirment : la recherche sur l’évaluation de la qualité révèle que « la qualité du contenu généré ne peut pas être entièrement capturée par une seule métrique numérique » et nécessite des évaluateurs humains pour l’adéquation contextuelle.

Si ces recherches vous intéressent voici quelques articles en anglais sur le sujet : Content Performance Metrics and KPIs You Need To Track in an AI World, MUO, SimpleShow, Encord, Clarivate

Mon parcours personnel

Je ressens effectivement ce sentiment de culpabilité. En découvrant de nouvelles informations sur l’IA, on découvre le bon et le mauvais, sans parler des jugements incessants autour du sujet.

Car l’IA soulève de vraies questions éthiques : impact environnemental, questions de libre arbitre, concentration de pouvoir… Ces préoccupations sont légitimes. Mais au-delà de ces enjeux globaux, il y a une question plus personnelle que chacun doit se poser : est-ce que j’utilise l’IA pour devenir meilleur dans ce que je fais, ou comme un simple substitut qui fait le travail à ma place pendant que je scroll sur mes écrans ?

Cette question touche au cœur de ce qui fait une vie épanouie.

En tant que formatrice et illustratrice, j’ai personnellement lutté avec cette culpabilité. Quand j’utilise l’IA générative pour créer des images de référence – explorer des palettes de couleurs, découvrir des ambiances – avant de peindre l’œuvre finale par moi-même, je ressens parfois cette gêne.

Puis j’ai compris d’où venait cette culpabilité : je ne faisais pas la distinction entre l’IA comme amélioration et l’IA comme remplacement. Cette nuance change tout.

Pourquoi je n’abandonnerai pas ce beau rituel

Je ne veux pas perdre cet aspect de ma vie créative : passer du temps à écrire mes pensées, passer un temps infini à faire des illustrations à partir de zéro, créer un nouveau service ou cours pour mes étudiants. Pourquoi perdre ce beau rituel ?

Je peux déléguer les tâches que je n’aime pas. Par exemple, chaque tâche administrative ou répétitive que je dois faire, j’aimerais que l’IA les fasse.

La solution : l’éducation, pas le jugement

L’IA n’est pas qu’un simple outil qu’on choisit d’adopter ou non. C’est un phénomène d’ampleur bien plus grande que ce que nous avions pu imaginer. La vitesse d’évolution est telle qu’il devient difficile de prédire ce qui nous attend dans un an.

Face à cette réalité, deux choix s’offrent à nous : subir ces transformations ou s’y préparer activement. Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Comprendre le fonctionnement de l’IA, développer de bonnes pratiques, adapter nos méthodes de travail – c’est ainsi qu’on peut évoluer sereinement dans cet environnement en mutation.

Car le vrai problème n’est pas l’IA en elle-même, mais le manque d’éducation sur son fonctionnement et son utilisation éthique. Comment fonctionne vraiment l’IA ? Quels sont les bons réflexes à adopter ? Comment l’intégrer dans nos processus créatifs sans perdre notre authorship ?

C’est précisément pour répondre à ces questions que je propose désormais des formations dans les écoles et entreprises. Parce que la solution passe par l’éducation, pas par la peur ou le rejet. Prenez rendez-vous avec moi pour un échange téléphonique ici.

Quelques retours obtenus suite à mes précédentes interventions chez StaffMe Academy: « Bonnes explications, cours assez dynamique », « formatrice super pédagogue », « formatrice très sympa et compétente »…

Mon offre pour votre entreprise ou école: 
Format court : atelier d’initiation à l’IA (3-4h) pour découvrir les outils et bonnes pratiques 
Format long : cursus personnalisé (jusqu’à 21h) pour approfondir les compétences

L’objectif : donner à vos élèves et équipes les clés pour comprendre et utiliser l’IA comme un assistant efficace et éthique. Je crois fermement en la complémentarité et au besoin d’informer sur ce sujet pour montrer l’importance de continuer à développer ses compétences cognitives et ne pas déléguer son esprit critique ! 

N’oulibez pas d’accéder à mon cours en ligne (régulièrement mis à jour avec les dernières actualités) sur Podia.

Illustration pour cet article : réalisée avec l’assistance de Claude


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